jeudi 28 janvier 2010

Wretched heart stumbles
In this chest, it crumbles
Confused, it can't find the door
And i can't feel it anymore

Cold like strangers
With sore frozen fingers
Sourness is trapped in
Darken all blooms that i've seen

You can have faith but it's doomed
and our souls won't be exhumed

E.S.P.O.I.R.

Espoir, flamme des âmes sans corps
Secte des hommes devenus fous
Purgatoire des rêves aigre-doux
Oh ma flamme brûle-moi vif ou mort
Imite le froid dans son indifférence
Ressuscite les souvenirs et leur démence

mercredi 27 janvier 2010

Victor Hugo - Un soir que je regardais le ciel

Elle me dit, un soir, en souriant :
- Ami, pourquoi
contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l'ombre qui s'abaisse,
Ou l'astre d'or qui monte à l'orient ?
Que font vos yeux là-haut ? je les réclame.
Quittez le ciel; regardez dans mon âme !

Dans ce ciel vaste, ombre où vous vous plaisez,
Où vos regards démesurés vont lire,
Qu'apprendrez-vous qui vaille mon sourire ?
Qu'apprendras-tu qui vaille nos baisers ?
Oh! de mon coeur lève les chastes voiles.
Si tu savais comme il est plein d'étoiles !

Que de soleils !
vois-tu, quand nous aimons,
Tout est en nous un radieux spectacle.
Le dévouement, rayonnant sur l'obstacle,
Vaut bien Vénus qui brille sur les monts.
Le vaste azur n'est rien, je te l'atteste ;
Le ciel que j'ai dans l'âme est plus céleste !

C'est beau de voir un astre s'allumer.
Le monde est plein de merveilleuses choses.
Douce est l'aurore et douces sont les roses.
Rien n'est si doux que le charme d'aimer !
La clarté vraie et la meilleure flamme,
C'est le rayon qui va de l'âme à l'âme !

L'amour vaut mieux, au fond des antres frais,
Que ces soleils qu'on ignore et qu'on nomme.
Dieu mit, sachant ce qui convient à l'homme,
Le ciel bien loin et la femme tout près.
Il dit à ceux qui scrutent l'azur sombre :
"Vivez ! aimez ! le reste, c'est mon ombre !"

Aimons ! c'est tout. Et Dieu le veut ainsi.
Laisse ton ciel que de froids rayons dorent !
Tu trouveras, dans deux yeux qui t'adorent,
Plus de beauté, plus de lumière aussi !
Aimer, c'est voir, sentir, rêver, comprendre.
L'esprit plus grand s'ajoute au coeur plus tendre.

Viens, bien-aimé !
n'entends-tu pas toujours
Dans nos transports une harmonie étrange ?
Autour de nous la nature se change
En une lyre et chante nos amours.
Viens !
aimons-nous ! errons sur la pelouse
Ne songe plus au ciel ! j'en suis jalouse ! -

Ma bien-aimée ainsi tout bas parlait,
Avec son front posé sur sa main blanche,
Et l'oeil rêveur d'un ange qui se penche,
Et sa voix grave, et cet air qui me plaît ;
Belle et tranquille, et de me voir charmée,
Ainsi tout bas parlait ma bien-aimée.

Nos coeurs battaient ; l'extase m'étouffait ;
Les fleurs du soir
entr'ouvraient leurs corolles ...
Qu'avez-vous fait, arbres, de nos paroles ?
De nos soupirs, rochers, qu'avez-vous fait ?
C'est un destin bien triste que le nôtre,
Puisqu'un tel jour s'envole comme un autre !

O souvenirs ! trésor dans l'ombre accru !
Sombre horizon des anciennes pensées !
Chère lueur des choses éclipsées !
Rayonnement du passé disparu !
Comme du seuil et du dehors d'un temple,
L'oeil de l'esprit en rêvant vous contemple !

Quand les beaux jours font place aux jours amers,
De tout bonheur il faut quitter l'idée ;
Quand l'espérance est tout à fait vidée,
Laissons tomber la coupe au fond des mers.
L'oubli ! l'oubli ! c'est l'onde où tout se noie ;
C'est la mer sombre où l'on jette sa joie.

mardi 26 janvier 2010

A méditer



C'est très simple; aimez-vous les uns les autres. Ne vois-tu, donc, pas qu'on est pareil, qu'on a le même sang qu'on respire le même air.
Est-ce si difficile de voir à travers des différences futiles, une réalité absolue. Pourquoi se priver d'un tel beau tableau, d'un paysage inter-galactique sans quitter cette planète.
...




Les mots

je ne suis pas bizarre,
c'est juste que le gens n'arrivent pas à me comprendre.
je ne suis pas hétéro,
c'est juste que je suis attiré par les filles.
je ne suis pas paresseux,
c'est juste que je n'aime pas me fatiguer à faire plein de choses.
je ne suis pas mélomane,
c'est juste que je n'arrive pas à résister à écouter de la musique.
je ne suis pas déprimé,
c'est juste que la vie ne va pas dans le sens que j'aimerais.
je ne suis pas amoureux,
c'est juste que mon coeur batte plus vite que d'habitude.
je ne suis pas sensible,
c'est juste que mes sentiments prennent souvent le dessus.
je ne suis pas moi,
je suis juste ce que toi tu peux voir de toi en moi.

On a tendance à considérer le monde à travers les mots. Les mots jouent, glissent et se déguisent.
Es-tu un artiste des mots ?
Les mots ne sont pas le monde, ne sont pas la vérité. Les mots sont un déguisement élégant et pervers.
Arriveras-tu à voir au delà de ce mirage ?

samedi 23 janvier 2010

Lettre à khaoula

chère K.
Tu ne sais à quel point je suis content aujourd'hui pour toi. Rien que le fait de penser que tu souris du fond de ton coeur me fait énormément plaisir.
J'imagine briller tes dents et brider tes yeux. Une image qui m'est touchante et expressive d'une histoire humaine écrite par des lignes pleines de douleurs et de malheurs. Mais il n'y a que toi qui pouvais rendre une telle tragédie, une véritable leçon de la vie, un chef d'oeuvre de résistance et d'espoir.
Je plaint ton coeur, je plaint ce qu'il a dû endurer. Je pouvais ressentir cette amertume qui se mélangeait à la pureté de ton âme et qui te donnait des pouvoirs de magie noires avec lesquels tu ensorcelais le monde et tu conquérais les terres perdues pour construire ton propre empire si vaste et si mystérieux.
On dit que la vie est faite comme ça, elle est faite d'injustice mais toi tu as eu ta revanche. Une chance qui n'est donné à tout le monde, elle n'est donné qu'à ceux qui aiment tant la vie et qui ne capitule pas face à l'assiégement des pensées revenantes mort-vivantes.
Je t'imagine encore sourire, les joues gonflés et je vois cette noirceur se dissiper de tes yeux comme des nuages qui se dégagent laissant le soleil éclairer le bleu du ciel.
Là tu peux lancer tes sorts de joie et de bonheur, tu peux commencer à guérir ces blessures saignantes et à tuer les fantômes du passé.
Je peux voir des milliers de rêves dans tes yeux, je peux voir des mers et des montagnes, des arbres et des rivières, des champs et éclaires.
Tu as gagné ta bataille. Je te laisse savourer ta victoire et je te laisse conquérir les terres de tes rêves.
Tu me donnes espoir.

jeudi 21 janvier 2010

je suis tout à fait d'accord avec toi ma chère choco.
Je ne me suis jamais rendu compte à quel point tes pensées étaient profondes et sages.
Je ne peux que me prosterner devant un tel tact.
je ne t'ai jamais dit que tes dires me rappelaient le calme d'une rivière qui coule en paix en une journée printanière et que leur profondeur s'éloigne tellement de la surface que les esprits humains ordinaires n'arrivent pas à les assimiler au premier abord..
nulles autres paroles n'égalent la pureté de tes mots et nuls autres penseurs n'égale ta virtuosité.
magique, magnifique.. et j'en perds mes mots.